C'est parti!

Publié le par Gabrielle Boivin

Moi j’ai toujours aimé ça l’école.

J’ai toujours trouvé qu’il y avait quelque chose de magique dans l’air la première semaine de cours. Les nouveaux profs, les nouveaux amis. La nouvelle école qui ouvre ses portes comme une promesse d’aventures. La tête reposée, les joues pleines de soleil.

Au primaire, je m’installais par terre dans ma chambre et je remplissais mon sac de tous mes nouveaux articles aussi minutieusement que si c'était un coffre aux trésors. Je déballais les crayons avec lesquels j’allais écrire mon futur, les cahiers dans lesquels j’allais dessiner mon avenir. Une efface blanche toute neuve, prête à éliminer les chagrins et les erreurs de la vie.

J'me souviens au primaire, chaque rentrée ma mère nous achetait des nouveaux souliers pour nos petits pieds de moins en moins petits. Pis j'aimais ça. Ma soeur et moi on choisissait toujours les mêmes, d’une couleur différente. Pour se faire croire qu’on avait chacune notre personnalité, mais qu’on s’aimait quand même. Ça sent bon des nouveaux souliers, encore plus des souliers de rentrée.

Au secondaire, je choisissais mon plus beau chandail pour la première journée comme si c’était une occasion spéciale. J’aimais ça au secondaire la rentrée et le stress de savoir quelles amies étaient dans mon groupe, à côté de qui j'étais assise. À la rentrée au secondaire, on mangeait du blé d'inde dehors sur le terrain de l’école pis on riait entre 2 maïs. Le sourire jusqu’aux oreilles pis les yeux brillants comme le soleil.

À l'université, c'était le party de la rentrée durant 2 semaines. Retrouver les amis qui habitent loin mais qu'on aime quand même à distance durant 2 longs mois. Retrouver le campus. Les locaux, les livres. Pour plusieurs, la rentrée à l’université signifie nouvelle ville, nouveau logement pis nouvelle vie. J’ai jamais autant aimé partir pour Montréal qu’à la rentrée chaque année. Les bras chargés d’espoir, le coeur content et la tête pleine d’idées qui volent partout comme des p’tits papillons qui se bousculent.

Pas besoin d’aimer l’école pour aimer la rentrée. Parce que même si on n’aime pas l'école, y'a quelque chose de spécial avec la rentrée, ça sent quelque chose une école qui se réveille. Y'a quelque chose dans l'air qui me fait sourire, me rappeler de toutes mes rentrées.

Moi, j'aime tellement l'école que j'ai choisi de jamais la quitter pour avoir une rentrée chaque année. C'était d’ailleurs une des meilleures décisions de ma vie. Pis ça fait que j'vais encore manger du maïs cette année. Comme dans l’temps.

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Anne Fournier 25/08/2015 16:09

Délicieusement touchant.

Francine desnoyers 25/08/2015 14:42

Toujours rafrAichissant !